jeudi 2 mai 2013

Docteur Steven & Mister Moffat




Dimanche soir dernier j'ai passé un cap, j'ai pris sur moi mais depuis ça va mieux. En effet c’était la première fois depuis que j’ai rattrapé mon retard sur les diffusions (à la fin de la saison 5) que je n’ai pas regardé un épisode de Doctor Who le jour suivant sa diffusion sur la BBC. Je n'ai pas, encore, visionné Voyage to the Centre of the TARDIS et a vrai dire, je m'en fous. C’est peut être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup, ça veut dire que j’étais libre, heureux d’être là malgré tout. Bref tout ça pour dire que j’ai de plus en plus de mal à m’enthousiasmer pour la série britannique malgré mon profond respect pour l’institution et la qualité générale depuis le reboot qui lui avait permis de se classer dans mon top 5 personnel. Et c’est d’autant plus dommage que cette lassitude apparaît alors que la série va fêter ses 50 ans en Novembre prochain. Toujours est-il que ce phénomène s’explique par plusieurs facteurs qui incombent à la fois à son show runner en la personne de Steven Moffat mais aussi à la série en tant que telle.



Depuis la renaissance de Doctor Who la série a connu deux show runners qui s’occupaient de la trâme scénaristique générale des différentes saisons, Russell T Davis de la saison 1 à 4 avec Christopher Ecclestone et David Tennant dans le rôle du Docteur puis Steven Moffat de la saison 5 à nos jours avec Matt Smith dans le rôle principal. Les producteurs ont eu la bonne idée de changer à la fois de scénariste principal et de Docteur pour permettre à la série de repartir, presque, à zéro. La grandiloquence un peu niaise de Davis avait eu le don de taper sur les nerfs après 50 épisodes (never forget la fin de la saison 4) et le ton adulte et plus mature de Moffat (Jekyll, Sherlock) permettait de voir l’avenir de Doctor Who sous les meilleures auspices. Surtout que ce dernier connaissait déjà la maison puisqu’il avait déjà écrit quelques épisodes lors des saisons 1 à 4 qui comptaient d’ailleurs comme les plus réussis de la série: The Empty Child/ The Doctor Danses de la première saison, The Girl in the Fireplace tiré de la saison 2, Blink de la saison 3 mais aussi le fabuleux double épisode de la saison 4 Silence in The Library / Forest of the Dead. Si vous connaissez la série au moins un de ces épisodes figurent parmi votre panthéon personnel à coup sûr. Dans le cas contraire vous vous faites spoilé comme des gorets, bien fait pour vous.

Comment ça je suis un emo?

Le tandem Smith / Moffat fonctionna à merveille le temps de deux saisons. Bien sûr au départ on ne pouvait que regretter les Converse et les favoris de Tennant mais son personnage de Docteur s’était peu à peu transformé en un Jenna Lee des temps passés, présents et futurs. Victime comme je le disais plus haut du style Davis. La personnalité du 11ème Docteur tranchait considérablement avec ses prédécesseurs, moins d’empathie et plus de pragmatisme était obligatoire pour correspondre avec l’univers de Doctor Who imaginé par Moffat. La saison 5 reste pour moi la plus réussie de l’histoire récente de Doctor Who, un arc scénaristique dilué intelligemment sur l’ensemble des épisodes (on est loin du Bad Wolf en Comic Sans qui clignotait à l’écran tous les 5 minutes lors de la première saison), une relation avec les compagnons réussie et crédible, des épisodes stand-alone qui s’imbriquait de la meilleure des façon avec la trame scénaristique et une fin de saison enfin réussie après deux échec malencontreux lors des saisons précédentes. Ce cocktail détonnant se poursuivit lors de la première partie de la saison 6, notamment le double épisode qui inaugurait cette dernière. Mais déjà les premières failles (hoho) dans l’armure presque trop parfaite des scénarios de Moffat se laissaient deviner, on commençait à se faire bien chier, passez moi l’expression, lorsque le Docteur, Rory et Amy n’étaient pas à la poursuite du Silence. Le résultat est une demi-saison bancale entre la jouissance du scénario principal et le pathétique des épisodes seulement là pour remplir la saison. Et le paroxysme est atteint lors de l’épisode qui clot la première partie de la saion 6, A Good Man Goes to War. Petite merveille scénaristique qui est la quintessence de ce que peut apporter Doctor Who et plus précisément Steven Moffat. Mais après cette réussite sur tous les points, l’impression d’avoir “Jumping The Shark” se fit cruellement sentir et la suite des évènement va, malheureusement, dans mon sens pour être tout à fait honnête. Honnête d’ailleurs est la fin de la saison 6, un deçà en dessous de sa grand soeur notamment un season final un poil léger mais rien a voir avec la catastrophe qu’est la saison 7 à mes yeux.

Miss me?


Tout d’abord le gâchis des Ponds, jamais des compagnons n’avaient duré aussi longtemps au côté du Docteur et jamais un départ n’avait été aussi ridicule. Même Martha s’en est mieux sorti, c’est dire. 2 ans et demi de bons et loyaux service pour des adieux expédiés en deux temps trois mouvements. Alors que tous les ingrédients étaient réunis pour que leur départ, à l’image de leurs aventures, restent gravés dans la mémoire des fans: New York, le retour des Anges Pleureurs, un Docteur charismatique et Moffat aux commandes. Et bien oui mais non. Même pas moyen de pleurer comme avec Rose ou de se remémorer les souvenirs de la joyeuse bande, non non ma brave dame c’est plat, raté et pas émouvant pour deux sous. Et pourtant Moffat avait essayé de faire monter la sauce avec l’épisode qui précédait mais le tout était maladroit et le seul intérêt du dit épisode était de retrouver ce bon vieux Arthur Weasley (à quand Rupert Grint en Docteur d’ailleurs?). Et pour rester poli je laisse de côté Dinosaurs on a Spaceship et A Town Called Mercy qui se sont tirés la bourre pour remporter la palme de l’épisode qui essaie de remplir 40 minutes d’antenne avec du vide. En plus de ne rien apporter à la série (ce qui en soit n’est pas un mal dans un univers aussi touffu que celui de Doctor Who), ils ont le culot d’être chiant comme une phase de Mako dans Mass Effect. Sans oublier le semi-ratage de l’apparition de la nouvelle compagne qui se devait d’être “trop bien” après les Ponds. Alors on va lui donner une super background t’as vu, genre elle est morte deux fois et ça va nous donner un arc narratif trop trop intéressant. Et en plus elle est super jolie, ça c’est important.

Pas de jaloux David ma fin va être aussi naze que la tienne


Malheureusement Moffat a l’air de tomber dans les travers de son prédécesseur à savoir le “too much”. Dans une série avec une histoire aussi importante (on parle quand même de 240 épisodes d’une heure en moyenne) et un lore aussi bordélique il est difficile de faire de l’inédit. Davis avait alors versé dans le grand n’importe quoi à la fin de son règne rendant ainsi les derniers moments de David Tennant pour le moins pénible. Que le Docteur sauve l’univers à chaque fin de saison ça me semble la moindre des choses mais que l’on finisse par le cloner, déplacer des planètes ou même rebooter l’univers tel un vulgaire ordinateur en LAN ça commence à faire beaucoup. Et il en va de même pour les compagnons. Ce qui faisait le charme de Rose, Donna ou les Ponds (je mets volontairement Martha de côté je pouvais pas l’encadrer) c’était la simplicité des personnages à première vue, la première n’était qu’une ado’ qui bossait aux Galleries Nelson du coin, Donna une cougar femme mûre (ça reste une anglaise hein, on a pas les mêmes standards) qui cherchait à fuir son quotidien et les deux derniers un couple finalement tout ce qui a de plus standard. Des personnages qui évoluaient en même que leur voyage aux côtés du Time Lord et qui restait profondément humains. Avec Clara on ne sait pas sur quel pied danser et on a du mal à apprécier le personnage ou ne serais-ce qu’à le cerner car finalement on ne sait rien de la demoiselle et que pour la première fois depuis le reboot on a besoin d’en savoir plus. Rajoutez à celà l’alchimie qui a du mal à se créer entre le Docteur et sa partenaire et pour la première fois je suis à me demander si la relance de la série ne passerait pas par le départ de Moffat et/ou Smith.



J’ai l’impression que Moffat a du mal à laisser aux autres scénaristes la place de s’intégrer à ses arcs narratifs. Par exemple deux épisodes récents ont été écrits par le créateur et scénariste de l’excellente série policière Luther, ces deux épisodes se sont révélés être de véritables purges où on ne retrouvait ni l’esprit glauque et malsain de la série avec Idris Elba (le premier Docteur noir? Oui je sais je vois des futurs Docteur partout et je vous emmerde) ni un bon épisode de Doctor Who. La faute à qui? A Moffat qui ne donne pas carte blanche aux scénaristes “intérimaires” comme le faisait Davis? Ou à un univers infini où, aussi bizarre que cela puisse paraître, tout à été fait et où trouver sa place est finalement plus difficile qu’il n’y parait?

C'était mieux avant hein?


Je n’aurais jamais pensé en arriver là car jusqu’à peu j’étais un fervent participant de la pétition “Matt Smith Gooddest Doctor Ever” mais j’ai l’impression d’arriver à une fin de cycle comme ça avait déjà été le cas avec Tennant. Eccleston avait eu le cran de ne faire qu’une saison, suffisamment pour s’attacher à ses “fantastic” et ses grandes oreilles et pas trop pour éviter de se lasser et de lasser. Car c’est finalement la force de Doctor Who, les acteurs et les scénaristes peuvent se succéder l’univers lui restera. Il ne faut pas que la série devienne prisonnière d’un show runner ou d’un Docteur, elle appartient à tout le monde et se doit d’évoluer fréquemment pour éviter de tomber dans une routine qui lui correspond peu, c’est d’ailleurs pour cela qu’elle est encore présente à l’heure actuelle à l’antenne. En espérant que la série ne souffre pas du syndrome Big Bang Theory connu aussi sous le nom de “Série qui n’a de sens qu’en se faisant une saison en une journée car pris individuellement ils sont moins agréable qu’une ablation de la rate”. Pour les anglais comme pour nous le changement c’est maintenant. Comment ça on est pas en 2012?


Balin

vendredi 22 mars 2013

Back From The Dead


Salut tout le monde, ça fait un bout de temps dites moi. Pour ceux qui attendaient de pied ferme  le live report de la deuxième journée du Nuclear War Now Fest II je vais être franc, il y a peu de chance que je le fasse, plus de 2 ans après c'est un peu difficile de se rappeler de détails précis. Mais comme je suis sympa je vais essayer de faire un effort pour les nombreuses personnes qui ont martyrisé leur touche F5 pendant de long mois: c'était excellent.

Tout ça pour dire que j'ai pour projet de relancer le blog en changeant un peu de fond, grosso modo un peu moins de musique, plus de sport et de séries. Et pourquoi pas un peu de jeux vidéo, tiens, soyons fou. Le tout à 99% sous forme d'articles mais je n'écarte pas l'idée de proposer quelque chose sous forme sonore quand j'aurais les ressources et surtout les idées pour. 

Mais ne vous inquiétez pas le reste ne changera pas, attendez vous donc à un rythme de parution irrégulier, à des blagues capilotractées et pleins de fautes d'ortografe. Si vous suivez le blog depuis le début (6 ans quand même) vous ne serez pas dépaysé. On se revoit bientôt (peut être).

Balin 

lundi 22 novembre 2010

This is War, ugh.. Wow!



Dans la vie il y a des gens qui sont "Très pêche" et bien moi en ce moment je suis très Guerre Nucléaire. Dans un univers vidéo ludique comme celui de Fallout: New Vegas où on observe la reconstruction de la société américaine après l'holocauste nucléaire (et qui fera peut être, potentiellement, pourquoi pas, si j'ai le temps, l'objet d'un article). Mais aussi et surtout musicalement parlant, en effet j'ai eu l'occasion de me rendre le week end dernier à Berlin pour la deuxième édition du festival Nuclear War Now!. C'est d'ailleurs l'objet du présent billet, le premier depuis 11 mois. Ça se fête non?

Petit topo sur le contexte du concert: Nuclear War Now! est un label américain spécialisé dans le Metal Extrême. Les groupes invités lors du festival ont tous une affinité avec le label (édition ou réédition d'un LP, EP, RTT, etc...) et compte parmi ce qu'il se fait de mieux dans leurs genres respectifs. Amateur de Power Speed Mélodique à Clavier Fête Forraine vous pouvez passer votre chemin, en effet c'est deux jours de violence sonores qui m'attendent au C-Halle de Berlin. Autre thématique forte du label et de la grande majorité des groupes présents, la remise en cause des valeurs de la Bible et autre textes religieux. Vous l'aurez compris c'est à ce type de concert que Chritine Boutin et ses grenouilles de bénitiers de copains rêvent un jour de participer.

Je n'ai malheureusement pas pris de photos car, tout simplement j'aime pas en prendre pendant les concerts, ça a tendance à me faire sortir du show. Mais cette fois ci j'aurais du, du fait de l'affluence plutôt modeste de l'évènement (700-800 personnes) j'ai pu me placer au premier rang pour 12 des 15 concerts du week end. Pour mettre un peu de couleurs je posterai les logos des groupes, grâce à moi vous pourrez travailler votre lecture de logos illisibles! Prochain niveau : les groupes de Grindcore Tchèque.

Vendredi 19/11/2010:

Premier concert programmé à 17h. J'ai une bonne heure pour découvrir les lieux: la scène est grande, il y a des stands de merchandising de partout, deux stands à bières, un box à Bretzels et une cabane à Bratwurst. Du côté des trucs un peu pourri, l'impossibilité de sortir de la salle et peu d'endroit pour s'asseoir (ok on est pas des fillettes mais les gambettes à force ça fait mal).


C'est donc aux grecs de Embrace of Thorns d'avoir la chance d'ouvrir les hostilités. 45 minutes pour leur Black / Death pas forcement très fin mais bien exécuté et composé. Le son n'est pas d'excellente qualité mais les choses rendent progressivement dans l'ordre (une particularité que l'on va trouver tout au long du week end). Le groupe n'a pas l'air totalement à l'aise sur la scène sauf Abomination Virginborn le frontman qui jouera demain avec Dead Congregation. J'ai une connaissance plutôt incomplète du groupe mais il me semble que le dernier album du combo Atoment Ritual a été le plus mis à l'honneur. Une bonne entrée en matière d'une journée qui va monter progressivement en puissance.


Au tour de Miasmal de monter sur scène le Old School Swedish Death Metal des... suédois m'a fait une très bonne impression pour une première écoute. En effet Miasmal est le seul des groupes du Week End dont je n'avais jamais écoute une piste. Voilà donc l'occasion de m'y mettre! C'est simple, frais et bien joué! Une demi heure qui rencontre un vif succès auprès d'une audience de plus en plus resserré. Signe que les gros morceaux arrivent.


Premier morceau de choix : Bone Awl. Un des groupes qui a motivé ma présence ici mais aussi ma première déception. La faute à quoi? A un son très en deçà de mes attentes tout d'abord, sur CD le groupe possède un son très caractéristique, très précis que les conditions live ont du mal à rendre, et lorsque le chant est noyé sous les basses. Pour couronner le tout le groupe ne montre pas une grande motivation à l'heure de fouler les planches, notamment le frontman "He Who Gnashes Teeth" (Ouais je sais les noms -_-') qui quitte la scène au bout de 30 minutes (au lieu des 45 minutes impartis) l'air mécontent. Il y a de quoi! A noter que c'est Volahn (que j'imaginais moins bouffi) qui tenait la basse.



Quand on parle de Guerre Nucléaire musicale mon premier réflexe c'est de penser à Blasphemophagher. Les Italiens sont passés maîtres dans l'art du Black Metal à relents radioactifs et sur scène le groupe prend encore une autre dimension. Pour faire simple leur prestation lors de ce vendredi a été à la hauteur de leur réputation et n'a laissé à la fin qu'une fosse sous le choc. J'ai moins goûté au deuxième opus du combo ...For Chaos, Obscurity and Desolation... sortit en début d'année mais qu'importe puisque que c'est les chansons de Nuclear Empire of Apocalypse qui seront le plus jouées. Moment bien sympa lorsque qu'un sosie de Jésus entre sur scène et tend une croix au groupe. Les musiciens commencent à le frapper lorsque celui ci enlève son drap qui dissimuler son tatouage 666 et retourne sa croix sous les acclamations du public. Le groupe dédit à Yusuke et Proclamation la chanson "Nuclear War Now"qui finit d'achever le public. Le tout se finissant bien sûr par la traditionnelle destruction du matériel. 45 minutes de pure brutalité qui restera comme une des meilleures prestations des deux jours.



La bonne surprise du week end ni plus ni moins! En effet j'ai pas du tout mais alors pas du tout la demo sortie cette année chez... Nuclear War Now!. Pourtant le combo mexicain, qui joue ici son premier concert en Europe, possède un passé glorieux qui mérite de s'y pencher. Toujours est-il que Xibalba m'a surpris, super son, super présence scénique et bonne humeur qui fait plaisir à voir (Bone Awl si vous m'entendez). Est-ce que cela vient du fait qu'ils n'aient joué qu'une chanson de la dite démo? On en conclura ce que l'on en voudra. Comme vous l'avez peut être compris avec le logo le groupe puisse son inspiration chez leur ancêtres Aztèques. Le batteur monte ainsi sur scène avec une coiffe du plus belle effet et s'essaie à la flûte de pan. Je vais essayer de vous trouver des photos pour que ça soit un peu plus parlant. Rafraîchissant


Mystifier (avouez que vous n'avez pas réussi à déchiffrer ;) ) restera un groupe à part lors de ce concert. Pour leur, eux aussi, premier concert sur le vieux continent les brésiliens vont beaucoup parler entres les morceaux, malgré le manque de vocabulaire de Beelzeebubth ce dernier tient à remercier les organisateurs et le public présent. Avec notamment un magnifique "I Love You All" qui fera plaisir aux fafs dans la salle. Le concert sinon? Une totale réussite même si le son a encore une fois mis du temps à rendre de façon optimale la prestation. Quelques petits problèmes de clavier de ci de là montre que le combo n'est pas totalement opérationnel mais quand on y met tant de bonne volonté qu'est ce qu'on en a à foutre? Les deux albums phares du combo Goetia et Wicca sont le pilier de la set list et le public répond extrêmement bien à la cérémonie. Beelzeebubth se permet même de descendre dans la fosse pour jouer au plus près des fans le temps d'une chanson, donnant ainsi des idées à R.R. Unholy Bastard & PhosgeneWargas le bassiste chanteur de Blasphemophagher qui se jette dans la foule depuis la scène. Car un joli paquet de monde s'est massé sur le côté de la scène, aussi bien des groupes que l'organisation, pour assister à cet évènement. Le tout se termine dans la bonne humeur avec un rab' de 15 minutes. Mais n'oubliez pas "This is our War against hypocrisy. We are the satanic soldiers" ^^


La tête d'affiche de ce premier jour n'est autre que Order From Chaos le combo de Pete Helmkamp (Revenge, Angelcorpse). Groupe culte de chez culte pour certains les américains ont sorti des albums absolument géniaux qui marque l'histoire du Metal Extrême (Stillbirth Machine, An Ending In Fire) et leur retour sur scène est accueillit par les aficionados comme une bénédiction. En tout cas le résultat fut exceptionnel...lement trop court. En effet le groupe a joué 45 minutes au lieu de l'heure et quart prévus. Et quand on connait la qualité des sorties du groupe on peut affirmer sans aucun doute que la bande à Pete en avait encore sous les Rangers. Mais je préfère 45 minutes dantesques à 30 minutes molles (comme ça sera le cas avec Von Goat le lendemain). En tout cas Pete Helmkamp dégage un charisme animal impressionnant qui attire tous les regards. Chuck Keller ne recueille que les miettes mais celui ci aura le temps de se rattraper avec la prestation de Ares Kingdom demain. Génial mais définitivement trop court.

On remet ça demain avec notamment Blasphemy et Black Witchery!

Balin

mardi 12 janvier 2010

2009 en musique!



Tout d'abord permettez-moi de vous souhaiter une bonne et heureuse année tout ca tout ca...
Excusez mon manque de productivité du moment, je suis pris d'une flemmingite aiguë mais promis juré craché deux nouveaux articles sont en préparation en plus de celui-ci. Je vous laisse la surprise de découvrir les sujets quand ils seront là.

Mais revenons à nos moutons, les sorties intéressantes et toutes pourries de la regrettée année 2009. Riche en excellents albums (difficile de faire un top 10) et avare en déception 2009 restera comme une bonne année en générale. Allez petit récap'!

Je sais pas trop tourner le bouzin sans en faire une liste longue et insipide...bref on se lance. Et pour une fois je vais commencer par mon coup de cœur de l'année qui se prénomme Black Gives Way To Blue. Album qui marque le retour du groupe mythique de Grunge Alice In Chains, je suis tombé sous son charme, compositions qui mettent les émotions à fleur de peau (preuve en sont les deux fantastiques ballades que sont Your Decision et Black Gives Way To Blue ou la très catchy Check My Brain), alchimie parfaite du groupe et cohérence incroyable de l'ensemble. Voilà donc mon skeud préféré!

Sinon j'ai pas mal écouté des groupes dans la veine de Deströyer 666 (on ne rigole pas avec le nom s'il vous plait), Defiance le dernier brulôt des Australiens sortie lui aussi en 2009 m'ayant laissé sur ma faim. J'ai donc particuliérement apprécié Hommage to Martyrs de Razor Of Occam ( qui comporte en son sein des ex-membres de Deströyer 666, ca va vous suivez) et To Those Who Stand Against Us de Scythian les deux groupes officiant dans un Blackened Thrash / Death Metal ( ouais je sais les étiquettes c'est d'un lourd) brutal et entrainant juste comme il le faut. L'idéal après une journée chargée en somme. Mais dans le genre ma petite préférence annuelle va du côté de Rumpelstiltskin Grinder et de son Living For Death, Destroying The Rest (très poétique)qui embarque tout sur son passage avec des riffs plus puissants et dévastateurs les uns que les autres et une production qui rend toute la violence des compositions.

Côté Black Metal le retour attendu des Seigneurs de Blashyrkh Immortal a pas mal occupé l'année et l'album All Shall Fall même s'il n'atteint pas le génie de quelqu'un de ses prédécesseurs reste agréable à écouter (notamment la très Bathoryesque Norden On Fire ou Unearthly Kingdom) . Un retour bien mais pas top de nos amis Norvégiens. Autre retour moins attendu car moins mainstream j'ai nommé Beherit groupe phare de la scène finlandaise des années 90. Engram (et en kilo ca fait combien?) , le petit dernier, garde son esprit old school et même si la prod' est moins dégueulasse que par le passé on sent bien que c'est le même groupe qui a pondu le mythique et fantastique Drawing Down the Moon. Le disque black de l'année? ÞÞÞÞÞÞÞÞÞÞÞ (sisisi c'est bien le titre) d'Arckanum qui par ses ambiances vous amène dans les forêts de Suède. Dans le black bien raw qui tâche et qui fait peur on peut noter l'excellentissime Teintanblood Seven Chalices, riff gras, production sale et haine palpable une sortie immanquable pour tous les amateurs du style (qui doivent représenter je pense 0.025% de mon lectorat). Oups j'allais complétement oublier de parler de l'album a.O.a d'Arthemesia qui est une jolie réussite en Black Mélodique, voyage garanti!

Chez nos amis du Thrash les "papys" de Slayer reviennent plus forts et plus méchants que jamais, leur dernier opus World Painted Blood dégouline de violence maitrisée qui fait plaisir à entendre. Ce dernier avec son arrière goût de Season in The Abyss est une vraie réussite! Les quinqua' sont là et ils partiront pas ! Megadeth fait aussi de la résistance mais avec moins de génie, sans être mauvais le dernier opus de la bande à Dave Mustaine s'incline devant la supériorité de son camarade du Big Four. Les petits Irlandais de Gama Bomb arrivent à grandes enjambées dans la cours des grands et leur dernier brulôt Tales From The Grave In Space (disponible gratuitement ici) marque peut être le début d'une belle carrière! Pour finir un petit mot des barges de Municipal Waste et de leur jolie réussite Massive Agressive.

Allez sinon en vrac je pourrais citer Static Tension de Kylesa qui embarque tout sur son passage avec son Sludge Crust de très haute volée, j'ai hâte de voir le groupe en live le show du Hellfest m'ayant laissé des regrets avec l'absence du frontman du groupe, l'extraordinaire Stoner de Clutch qui nous livre un album magnifique entre Blues et Metal, le metalcore complétement barge de Coalesce (rien à voir avec la vague des Bullet For My Valentine et Cie hein...) ou le dernier opus de Amorphis, Skyforger, impressionnant de cohérence et toujours aussi génial!

Du côté de chez nous (avec Leroy Merlin) nous avons assisté à une année phare, nous pouvons clamer haut et fort au monde entier que non le Metal Hexagonal ne se limite pas à Gojira! Preuve en est la formidable réussite qu'est Cybion de Kalisia: ce CD de 1h 11min et 11s touche au sublime, en mêlant Progressif, Death, et Black Kalisia arrive à créer une œuvre qui prend aux tripes grâce à une histoire intéressante et des compositions qui frôlent la perfection. Si il fallait n'en garder qu'un, cela serait peut être celui là!
Sinon on peut souligner les très bons God Damn (pas une surprise), Blut Aus Nord, Gorod, Trepalium, Hacride, Fractal Gates ou encore Hürlement!
Une année bleu, blanc, rouge!

Mais alors qu'en est-il des déceptions? Et bien heureusement elles ne sont pas si nombreuses que cela (en plus de la semi-déception Immortal mais bon...). Le dernier Hypocrisy tout d'abord, j'étais déjà moins fan de Virus l'avant dernier mais A Taste of Extreme Divinity m'a laissé sur ma faim, j'ai trouvé l'album moins cohérent et les compositions moins ultimes que sur un The Arrival par exemple. Spice and The RJ Band m'a lui aussi déçu j'ai eu du mal à retrouver le Stoner couillu de The Will, tant pis on fera sans! Sans oublier iwrestledabearonce qui après un EP absolument dément n'a pas réussit à transformer l'essai, il lui manque un je ne sais quoi de folie pour que l'on retrouve les sensations de leur premier sortie! Et Microcosmos de Drudkh aussi tiens!

Les CDs c'est fait! J'ai du en oublier certains mais c'est pas très grave l'essentiel y est!

Place aux concerts maintenant:
Tout d'abord j'ai eu le plaisir de revoir mes héros de Carcass lors des Gods of Metal qui assurent encore plus que l'année dernière à Wacken, dommage toutefois que la set list n'ait pas changé d'un poil.

Mes claques du Hellfest resteront Heaven & Hell, Eletric Wizard (rah cette ambiance de trance ), WASP (même si j'ai pas eu le droit à Fuck Like A Beast), Anthrax (I AM THE LAW!), Saint Vitus (le Doom Old School cay bien ), Gama Bomb, Aura Noir , Moonsorrow (), Amebix (oh oui ça c'était LA classe!), Vision of Disorder ( VOD! VOD! VOD! Ralala c'te violence), Destruction et Coalesce.

Du côté des Gods of Metal hormis Carcass je retiendrais Heaven & Hell, Down, Cynic et Napalm Death.

A Wacken, Heaven & Hell (oui oui encore mais bon Dio comme dirait Hugo "Il y avait du Titan dans ce pygmée" et puis Iommi c'est le plus grand gratteux de tous les temps), Cathedral, Motörhead (ma première fois avec Lemmy ), Volbeat, Enslaved, Vreid, Saxon et Running Wild (RIP ).

Hors festival Deep Purple m'a beaucoup fait d'effet, de même que Blasphemophagher et Proclamation (dans un style tout à fait différent il est vrai)!

Côté déception je peux citer les Misfits, Pain ou encore Stratovarius.

Mais LE moment de cette année, les 4minutes cultes à jamais gravées dans ma mémoire et dans celles des 15 000 personnes qui m'entouraient c'est bien le morceau Final Countdown d'Europe au Hellfest! Du grand n'importe quoi où les Metalleux côtoyaient les coreux et les glameux dans une orgie comme rarement le groupe à du voir! Le mosh pit le plus furieux, le circle pit le plus hargneux et les pogo les plus violents ne se sont pas déroulés sur du Pig Destroyer ou Repulsion mais bel et bien sur un groupe de Hard FM! A voir pour le croire!

Pour finir une petite pensée pour les disparus de l'année Ron Asheton, Miika Tenkula et Mike Alexander tous les trois décédés cette année. Et le batteur de Avenged Sevenfold?

Ah oui et dernier truc parce qu'on est obligé d'en parler: Michael Jackson! Non non je ne vais pas m'auto déclarer fan du Monsieur sous prétexte que je connais seulement Bad et Beat It comme 99% des fans actuels(et encore après sa mort, parce que bon Michael dans le genre has been le 24 Juin 2009 il se posait là). Non juste pour vous signaler le magnifique hommage rendu par Buckethead sous forme d'une chanson téléchargeable ici (clique droit / enregistrer sous).

A l'année prochaine!

Balin

jeudi 19 novembre 2009

Wednesday Lucky Wednesday




J'en ai fait des fêtes, pris des cuites et la gueule du bois du lendemain qui l'accompagne généralement. Mais cette fois çi j'ai eu peur de ne jamais me relever tellement cette dernière s'annonçait mortelle, une non-qualification pour la Coupe du Monde de football, une émotion que je n'ai pas encore vécu (en 94 j'étais trop petit, supporter une équipe qui portait ma couleur préférée en l'occurrence la Roumanie et son maillot rouge était bien le signe que la World Cup '94 me touchait encore de trop loin), et que je ne souhaite jamais vivre. Parce que cette fébrilité que l'Equipe de France a montré hier soir était plus flippante qu'un Ghost Love Score chanté par Anette.

Après un match maitrisé à Croke Park les Bleus arrivent la confiance au Zénith au Stade de France pour le match retour, les toutes premières minutes à l'avantage des coéquipiers de Thierry Henry en sont la preuve. Mais petit à petit les Irlandais reprennent du poil de la bête, pressent et volent des ballons de plus en plus près du but de Hugo Lloris. Est-ce que la sortie prématurée de Julien Escudé y est pour quelque chose? Je ne pense pas. Toujours est-il que le bougre a du perdre l'équivalent d'une pinte de Guinness en sang après un coup de coude de William Gallas (Oui oui son coéquipier...). Les Diarras au milieu de terrain commencent à perdre ballon sur ballon, Gignac ne touche plus le cuir devant et Anelka semble perdu sur son côté droit. Heureusement l'Equipe de France peut compter sur son gardien Lloris qui livre 120 minutes de très haut niveau: sorties aériennes maitrisées à la perfection, prises de balle sures et présence digne d'un vieux loubard. Assurément le meilleur joueur français de ces barrages.

Mais à force de reculer ce qu'il devait arriver arriva, un jeu de passes léché de la part des Irlandais arrivent jusqu'à Duff libre de tout marquage dans la surface de réparation qui délivre une magnifique passe à Robbie Keane qui n'a plus qu'à ajuster Lloris d'une frappe enroulée. 1-0 pour les Irlandais et égalité sur le total des deux matchs, tout est donc à refaire.

On se met donc à rêver d'une réaction des Bleus qui resteront malheureusement bien pâle. Les journalistes et certains joueurs ont parlé de la naissance d'une âme collective après le match nul contre la Roumanie lors des qualifications, et bien à mon avis l'âme s'est depuis refait la malle tant l'Equipe de France a manqué de cohésion et d'envie. Il n'a pas été rare que pendant le match deux joueurs bleus se disputent le ballon lors d'un duel aérien, signe qui ne trompe pas d'une équipe qui manque d'automatisme. Et pourtant cela fait 5 ans que l'on possède le même sélectionneur.

Voilà on vient d'atteindre le point Godwin de l'Equipe de France, l'incompétence notoire de Raymond Domenech. Arriver à ce niveau de jeu après avoir tenu une sélection pendant une demi décennie c'est à la limite de la faute professionnelle. Ajouter à ça des "choix tactiques" incompréhensible et vous arriverez au résultat que l'on sait. Ne pas faire rentrer Karim Benzema à la place de André-Pierre Gignac (qui vient de réussir à faire rimer en deux matchs Gignac et Guignol) est pour moi l'ultime preuve soit de son incompétence soit de son taux d'alcoolémie beaucoup trop élevé lors du match.

Et puis on arrive à ce fameux but de Gallas sur une passe d'Henry qui a touché volontairement le ballon de la main quelques instant auparavant qui a lui même bénéficié d'une position de hors jeu de Squillaci. Pour une seule action ça fait beaucoup! Pas besoin d'épiloguer 15 ans dessus, oui il y a faute, oui Henry aurait du dire à l'arbitre qu'il avait toucher le ballon de la main, oui la vidéo peut être une bonne chose dans le football moderne. Mais la chance a toujours fait partie du sport et en fera toujours parti, c'est d'ailleurs ce qui le rend si intéressant et imprévisible. Je crois aussi au retour de Karma et cette qualification petit bras et grosse tte-cha se retournera un jour ou l'autre sur l'Equipe de France.

On entends déjà les plus optimistes déclarer que l'Afrique du Sud c'est encore loin et que tout peut changer d'ici la Coupe du Monde mais j'ai du mal à croire que Domenech arrivera à faire en 8 mois ce qu'il n'a pas réussi à commencer en 5 ans.

jeudi 23 juillet 2009

Battez vous espèce de lâche!

Vous connaissez sûrement les moments où "On la sent mal", et bien c'est exactement l'impression que j'ai eu en voyant la première scène du nouvel Harry Potter. Déjà que la bande d'annonce n'annoncait () rien de bon et bien j'ai été servi. Pour faire simple le portage de 6ème film du sorcier au ciné n'est plus ni moins que le Fallout 3 du cinéma, c'est à dire un viol de licence.

Ce "Prince au sang mélé" aurait très bien pu (ou du) s'appeler Les Hormones en Folie tant l'histoire tourne autour des histoires d'amour. Sur le fond je suis pas contre mais alors qu'est ce que c'est niais... Je sais pas si c'est la VF ou quoi mais j'ai enchainé les

toutes les deux minutes. Et vas y que ça commence avec une pseudo drague dans un café et que ça continue avec des allusions aussi discrètes que Chewbakka au millieu de Stormtroopers.
Et puis qu'est ce que c'est mal joué. En dehors de la performance parfaite d'Alan Rickman en Rogue les acteurs semblent à côté de la plaque. Daniel Radcliffe est aussi crédible en Harry que Tobey Maguire en Peter Parker et ce n'est pas son "jeu d'acteur" qui va remonter le niveau.
Bon les acteurs merdiques ça c'est fait, la réalisation maintenant.

Mr Yates et Kloves si je vous trouve je vous pète les deux rotules. La seule chose qui m'est venue à l'esprit pendant tout le long du film c'est "Pourquoi?". Pourquoi cette scène de Noël? Pourquoi cette séquence d'introduction? Pourquoi cette intrigue reléguée au second plan? Pourquoi le Prince au Sang Mélé est-il si mal utilisé? Pourquoi mais pourquooooooooooooooooooi? Pourquoi pourrir l'esprit du livre de Rowling qui, même s'il n'est pas parfait, possède un âme? C'est criminel. Je ne vous salue pas messieurs!

Que vous soyez fan du livre ou profane je vous déconseille d'aller mettre un seul de vos centimes dans cette mascarade. Vous le trouverez, dans un cas, trop éloigné du livre et dans l'autre trop décousu et beaucoup trop superficiel. A fuir comme le H1N1!

Balin